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  • Photo du rédacteurLucie Aulus

Biology 2022 - Bâle - Suisse

Biology22 est la plus grande conférence sur les organismes biologiques de Suisse. L'évènement présente un très large spectre d'études en biologie et met en avant les recherches les plus récentes du domaine en Suisse. J'ai eu l'honneur de gagner le second prix du meilleur poster dans le cadre de mon projet de post-doctorat à l'Université de Lausanne sur l'importance de la sélection d'un indice de beta-diversité pour définir les biorégions de fourmis.


Qu'est ce que la beta diversité et en quoi est-ce utile ?

Diviser le monde en régions biologiquement pertinentes et homogènes en terme de communautés d'espèces est l'un des but les plus ambitieux de la biogéographie.

La beta diversité, qui est une mesure de la biodiversité comparant la diversité d'espèces locales et/ou régionales, est communément employée pour définir des biorégions. Cependant, plus de 20 indices permettent de mesurer cette beta diversité et ont été utilisés dans différents buts. Notamment, les indices les plus fréquemment utilisés sont ceux qui peuvent être fractionnés en beta diversité de niche et de renouvellement (turnover) le long de gradient spatiaux. Quel indice utilisé pour définir les biorégions à l'échelle globale reste une question ouverte.


Comment expliquer les différences entre les bioregions sur notre planète ?

Depuis l'apparition de la vie sur Terre, des millions d'espèces ont évoluées, divergées et se sont diversifiées. Au même moment, la structure géologique de la Terre a changé, par la division d'un supercontinent appelé Pangée en plusieurs continents que l'on connait actuellement à cause de la dérive des plaques tectoniques. La combinaison de ces facteurs géologiques et biologiques sont les causes principales qui expliquent cette incroyable diversité observée sur notre planète, délimitant des biorégions structurées en unité homogène de composition du sol, d'hydrographie, de climat, de flore et de faune. Les biorégions sont majoritairement étudiées pour les vertébrés, et on connait très peu de choses sur la distribution biogéographique des insectes, qui sont pourtant les organismes les plus diversifiés et les plus nombreux de notre planète, avec plusieurs millions d'espèces décrites et encore plus à découvrir. Cependant, on imagine assez aisément que les causes de la distribution des insectes en biorégions doivent différer de celles des vertébrés, du fait des différences de traits d'histoire de vie, de capacité de dispersion et de réponses éco-physiologiques face à l'environnement qui existent entre ces deux groupes d'espèces.


Quelles sont alors les biorégions d'insectes ?

Pour essayer d'élucider cette question, on a fait le choix de travailler sur les fourmis avec plus de 13000 espèces décrites et dont on connait la distribution sur la planète.

Les fourmis représentent un groupe idéal pour étudier les insectes et comprendre le rôle de l'indice de beta diversité dans la délinéation des biorégions, ainsi que pour tester les différences entre biorégions d'insectes et de vertébrés. D'abord, les fourmis sont des espèces écologiquement très diverses qui ont colonisées avec succès tous les habitats terrestres de notre planète à l'exception de l'antarctique. De plus, une large base de données est publiquement accessible sur la distribution de plus de 13000 espèces dans le projet "Global Ant Biodiversity Informatics (GABI) database". En travaillant avec ce très large jeu de données, j'ai comparé les biorégions de fourmis déterminées par les différents indices de beta diversité, en utilisant la métrique Kappa et un nouveau package accessible sur R (Sabre, R), pour tester de la robustesse des métriques et des biorégions déterminées en comparaison avec les biorégions de Wallace.


Et n'oubliez pas de visitez Bâle !



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